La fête persane: Chaharshanbe Suri ou la célébration du feu!

L’Iran connait les derniers jours de l’an 1394 du calendrier perse, et ce soir, le dernier mardi soir précédant Norooz (le nouvel an perse) c’est « Chaharshanbe suri  » ou, la Fête du Feu.

Un soir où l’Iran brille, dans la joie. Des feux sont allumés sur les places des villes, des feux d’artifice éclatent ça et là. Le feu symbolisant l’espérance, un bonheur qui irradie la nouvelle année. Un feu qu’on défie, en sautant au dessus de brasiers et en récitant la phrase traditionnelle : « Zardie man az to, Sorkhie to az man » signifiant « je te donne ma couleur jaune, tu me donnes ta couleur rouge ». Confier ainsi sa pâleur, sa fatigue et prendre toute la bonne énergie du feu qui crépite, pour une nouvelle année pleine de force.

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Ce soir là, on chasse donc les mauvais esprits de l’année passée, qu’on enferme dans des jarres en terre cuite qu’on explose sur le sol – Kouzeh Shekastan – , on forme un noeud dans un mouchoir qu’on demande à un passant de dénouer, dans l’idée d’anéantir la mauvaise fortune avec une main saisie au hasard. Des jolies superstitions, une ambiance de fête, d’union, de convivialité, qui pourrait nous rappeler les fêtes de la Saint-Jean, qui célèbrent l’arrivée de l’été autour d’un grand brasier.

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Une atmosphère à redécouvrir dans le film d’Asghar Farhadi, dont nous vous parlions ici.

Nous profiterons de cette semaine de festivités pour vous plonger au cœur de ces jolies traditions persanes : quoi de mieux que le printemps pour célébrer le renouveau ?

Si vous êtes à Paris, il y a une célébration au Centre Culturel Pouya, à partir de 18h30! au 48 Quai de Jemmapes, 75010 Paris.

Norooz arrive à grands pas – Belles préparation à tous !