Cinéma : Asghar Farhadi fête le feu et l’amour


La jalousie est une lampe allumée au-dessus de l’amour.
Proverbes et dictons persans – 1822.

Rouhi est une jeune femme qui s’apprête à se marier. Folle de son amoureux, elle ne voit dans l’amour que la préciosité et la légèreté de confier sa vie à celui qu’elle aime. Rouhi est l’un des protagoniste de la Fête du Feu, (Chahar Shanbeh Souri) un film d’Asghar Farhadi (Une séparation), sorti en 2006, qui, au détour d’une journée, va délicatement être le témoin du délitement de la relation d’un couple marié.

Mojdeh, qui emploie Rouhi pour l’accompagner dans des tâches ménagères est convaincue que son mari, Morteza, la trompe avec leur voisine, Simin. Ce trio est rapidement lié par la seule présence de Rouhi, à la fois espionne pour la femme jalouse, complice sans le savoir de la maîtresse et soutien inespéré pour le mari. Si les débuts du film exacerbent la jalousie de Mojdeh, dans une dimension dramatique et violente, elle contraste immédiatement avec la candeur de Rouhi. Plutôt ravie de s’offrir une jolie ligne de sourcil pour son mariage (lire aussi l’article Beauté « Qu’est ce qu’un sourcil triomphant ») que sensible aux émotions de sa patronne.

En 24 heures, et sous le son des pétards célébrant Norouz (Nouvel an iranien) c’est toute une autre vision du sentiment amoureux qui lui apparaîtra. Un spectacle dont on pense ne jamais être l’acteur.

Un film à redécouvrir, qui transporte ça et là, entre la jalousie, l’intensité et la complexité d’une histoire de sentiments. En voici un extrait :

 

La Fête du Feu – Asghar Farhadi – 2006