Cinéma : des voix. Et lesquelles ! The Voices, de Marjane Satrapi

C’est l’histoire d’un tueur en série, campé par un Ryan Reynolds (Jerry), qui, bien qu’amoureux – et un peu simple, ne peut s’empêcher de tuer l’objet de ses convoitises.

Dans The Voices, Marjane Satrapi nous plonge dans la conscience torturée de Jerry, qui a pris l’apparence d’un chien et d’un chat, le bien et le mal, Bosco le chien et Monsieur Moustache. Qui du chien ou du chat est celui qui encourage les meurtres… Selon vous ?

Si l’on entend ses voix (qui sont d’ailleurs celles de Ryan Reynolds), l’on voit aussi par ses yeux. Comme son appartement qui passe du chaos au propre. Où est la vérité ? Où est la conscience claire ? Comme si cet appartement, ses habitants étaient le reflet de ses propres démons, de sa vie intérieure. Nous permettant ainsi d’appréhender les idées d’un sérial killer, de l’autre côté. Dans sa tête. Et entourés d’autres têtes… Littéralement.

Marjane Satrapi surprend dans ce cartoon cinématographique, à l’orée de l’absurde, du troublant, du noir, où l’on émerge de la salle pensif. Un univers éloigné de Poulet aux prunes ou de Persepolis, les précédents films de la réalisatrice, mais tout aussi riches.

Un casting léché (Anna Kendrik et Gemma Aterton donnent la réplique à Ryan Reynolds), une photographie colorée. C’est en mars 2015 sur nos écrans. Allez-y.

Et en attendant, retour sur les précédents films de Satrapi, à revoir pendant les vacances !

La bande-annonce de Poulet aux prunes (2011)

Et Persepolis (2007)